AMÉRIQUE LATINE

LA DOMINIQUE



Les Indiens de La Dominique sont les descendants de ceux qui habitaient toutes les Petites Antilles à l'arrivée de Christophe Colomb.
Seuls  survivants, dans leur refuge de la Dominique, les soi-disant Caraïbes ont échappé à la déportation massive effectuée par les Anglais au Honduras, alors britannique, en 1796.  On les a appelés "Caribes" ou "Caraïbes" par suite d'une erreur d'interprétation des Espagnols.

Ils étaient, en réalité, de la famille linguistique arawak comme tous les autres insulaires  des Antilles, petites et grandes. Ils ont intégré  et conservé cette appellation, imposée par les Européens et perdu leur langue d'origine qui est encore parlée au Belize (ex-Honduras britannique) par les descendants des déportés. Les "vrais" Caribes, famille linguistique à laquelle appartiennent les Kalinya de Guyane,  sont des continentaux. Les Indiens de La Dominique sont environ 3.000. Ils ont survécu grâce à la nature même de l’île, qui les protégeait de l’agression de l’ennemi. De nos jours, ils vivent sur un territoire de 1 800 hectares en bordure des côtes Nord-Est de l’île. Ils en sont propriétaires car ces terres leur ont été concédées en 1903 par la reine Victoria et nul autre qu’eux n’ont le droit de s’y installer. La grande majorité de l’île est d’origine afro-caribéenne. On compte 72 000 Dominicais et il y aurait entre 20 000 et 50 000 îliens qui vivraient hors de leur pays. Contrairement aux îles françaises, le métissage n’existe pas et la population blanche est en général constituée d’expatriés canadiens, anglais, américains ou français.